Henrietta Lacks, La Femme Immortelle

Décédée d’un cancer en 1951, Henrietta Lacks est encore en vie dans les laboratoires du monde entier. Car ses cellules, obtenues sans son consentement lors d’un examen médical, ont une particularité notable : elles sont immortelles…

Elle s’appelait Henrietta Lacks, mais les scientifiques du monde entier la connaissent sous le nom « HeLa ». Sous cette abréviation, étiquetée sur des millions de fioles à travers la planète, se trouve la chimie miraculeuse qui a contribué à l’élaboration de traitements contre la leucémie, l’hémophilie, la grippe, la polio et même, récemment, la Covid-19. « La première fois que j’en ai entendu parler, c’était durant un cours d’éthique en médecine, sans aucune précision sur les noms des cellules ni sur qui elles avaient été prélevées, se souvient Sarah Sadik, biophysicienne à l’Institut Curie. Ce n’est que récemment que j’en ai appris l’origine. »

Pourquoi le nom d’Henrietta est-il si peu connu alors que ses cellules, qui ont la particularité unique d’être immortelles, sont célèbres dans le monde entier ? Peut-être parce qu’elles furent récoltées sans son consentement lors d’un examen médical en 1951. Peut-être aussi parce qu’elles provenaient d’une Afro-Américaine sans le sou à une époque où la ségrégation raciale avait force de loi aux États-Unis.

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